Ne te laisse pas avoir

Proxénètes d’ados : qui ou que sont-ils ?
Comment procède exactement un proxénète d’ados ?
Je pense connaître une victime de proxénète d’ados, que faire ?
Qu’est-ce qu’un proxénète d’ados ?

Child Focus a mené une étude sur le phénomène des proxénètes d’ados, dans laquelle ceux-ci sont définis comme suit : 

Les proxénètes d’ados sont des trafiquants d’êtres humains qui rendent intentionnellement des adolescents affectivement dépendants d’eux, afin de les exploiter ensuite dans la prostitution. Ils utilisent pour ce faire le mensonge, la contrainte, la violence physique et psychologique et/ou abusent de la vulnérabilité de leurs victimes.

Les proxénètes d’ados demandent à leurs victimes d’avoir des relations sexuelles rémunérées qu’ils arrangent avec des clients. Ces clients peuvent être des connaissances des proxénètes eux-mêmes ou des inconnus qu’ils trouvent sur Internet. En outre, les proxénètes d’ados demandent parfois aussi à leurs victimes de commettre des délits et peuvent leur faire prendre de la drogue. Après un certain temps, ils peuvent également leur demander de « recruter » d’autres ados.

Les proxénètes d’ados recherchent donc des mineurs vulnérables pour les manipuler à tel point que ces jeunes peuvent aller très loin pour leur faire plaisir, notamment en se prostituant pour eux. Il faut dès lors lutter avec force contre cette forme d’exploitation sexuelle de mineurs, afin de libérer les victimes le plus rapidement possible des griffes de leurs proxénètes.

Qui peut être victime d’un proxénète d’ados ?

N’importe quel jeune peut tomber entre les mains d’un proxénète d’ados. Toutefois, toutes les victimes ont une chose en commun : leur vulnérabilité

Tout d’abord, il est essentiel de considérer les jeunes pris au piège par un proxénète d’ados comme des victimes d’exploitation sexuelle. Les proxénètes d’ados se débrouillent pour mettre la main sur les jeunes les plus vulnérables. Cette vulnérabilité peut être le résultat de différents facteurs, comme un contexte socio-économique difficile, une mauvaise image de soi ou une situation éducative problématique. C’est justement cette fragilité qui attire l’attention des proxénètes d’ados sur ces jeunes en particulier.

Il ne faut pas sous-estimer les conséquences psychologiques de cette exploitation. Les victimes vont rapidement s’imaginer que ce qui leur est arrivé est de leur faute, qu’elles en sont responsables. Certaines vont jusqu’à penser qu’elles ont mérité d’être exploitées de la sorte. Souvent les victimes ne se considèrent pas elles-mêmes comme des victimes. En effet, elles ont été manipulées au point d’affirmer choisir elles-mêmes de se prostituer et le faire donc « totalement volontairement ». Cependant, un mineur ne peut choisir volontairement de se prostituer. C’est ce qui est établi par la loi et c’est donc valable pour tous les mineurs, quelles que soient les circonstances.

Législation

Les pratiques de ces proxénètes d’ados correspondent parfaitement à la définition de « la traite des êtres humains » du code pénal. C’est pourquoi il faut toujours considérer les proxénètes d’ados comme des trafiquants d’êtres humains et leurs victimes comme des victimes de la traite des êtres humains.

Pour en savoir plus sur ce qu’est la traite des êtres humains, vous pouvez consulter le site Internet de Myria

Comment procèdent les proxénètes d’ados ?

Chaque proxénète d’ados a sa propre méthode mais ils suivent toujours ces quatre phases : recruter ; amadouer ; isoler ; exploiter.

Pour trouver et recruter leurs victimes, les proxénètes d’ados se rendent là où les jeunes passent beaucoup de temps et où ils peuvent donc facilement entrer en contact avec eux. À l’heure actuelle, les réseaux sociaux sont le lieu où les jeunes sont les plus accessibles à ces proxénètes. Cette recherche de victimes potentielles sur Internet est ce qu’on appelle le hawking.

Une fois qu’il a établi le contact et que sa victime continue de répondre à ses questions, le proxénète d’ados rassemble souvent le plus d’informations personnelles possible sur elle, pour éventuellement les utiliser contre elle par la suite, si cela devait s’avérer nécessaire. Ces informations peuvent être des secrets que l’ado lui a confiés ou bien des photos sexy ou encore des sextos que le jeune lui a envoyés.

Comme le proxénète d’ados rassemble autant de renseignements que possible sur sa victime, il sait ce que le jeune désire, ce qui lui manque dans la vie ou quels sont ses points faibles. Il se montre alors très habile et s’arrange pour que l’ado s’attache à lui. C’est la phase pendant laquelle il va « amadouer » sa victime : il va la combler d’attention, de compliments, de fausses promesses ou de cadeaux. Cette façon d’amadouer quelqu’un dans le but de l’exploiter sexuellement s’appelle le grooming.

Petit à petit, les proxénètes d’ados vont isoler leurs victimes socialement et se positionner comme la seule personne importante dans leur vie. Le jeune, isolé de ses amis, de sa famille, de son école ou de son institution, a l’impression que le proxénète est la seule personne qui tienne à lui. S’ensuit souvent un jeu malsain de la part du proxénète, qui attire et rejette sa victime jusqu’à ce que celle-ci mette finalement tout en œuvre pour avoir (ou récupérer) son attention et la garder.

Ensuite le proxénète commence à exploiter sa victime en lui demandant d’avoir des relations sexuelles avec lui et/ou d’autres personnes. Il la rend souvent dépendante de drogues, afin de faciliter ces relations sexuelles rémunérées et de rendre l’ado encore plus dépendant(e). Les victimes peuvent également se retrouver impliquées dans d’autres délits, comme des braquages, des vols, le transport ou la vente de drogues.

À quoi reconnait-on une victime de proxénète d’ados ?

Ci-dessous, vous trouverez un certain nombre d’éléments qui peuvent indiquer qu’un jeune s’est peut-être fait piéger par un proxénète d’ados. Attention, cette liste n’est pas exhaustive et n’offre aucune certitude. Certains jeunes présentent ces caractéristiques sans pour autant être victimes d’un proxénète mais il est également possible que peu d’éléments voire aucun ne se manifeste chez une victime.

Cette liste se base sur l’expérience que nous avons acquise des cas que nous connaissons. Si l’on sait que bon nombre de cas ne font jamais surface, il ne faut certainement pas voir la liste ci-dessous comme une série de cases à cocher pour déterminer si un jeune est victime ou non mais plutôt comme un « guide ».   

Une victime de proxénète d’ados :

  • a la plupart du temps entre 12 et 18 ans et se trouve donc souvent en pleine puberté. Pendant cette période, les jeunes sont en plein développement, tant sur le plan mental, émotionnel, que sexuel. C’est justement ce qui les rend si sensibles à l’influence des proxénètes d’ados ;
     
  • a souvent une mauvaise image d’elle-même. Cela peut être le résultat de différents facteurs, comme une situation éducative problématique, une enfance difficile, des problèmes psychologiques ou même plus simplement les trop nombreuses incertitudes que comporte cette phase de puberté ;
     
  • fugue souvent : un jeune coincé dans le circuit d’un proxénète doit être disponible pour son tortionnaire. Parfois l’ado s’absente plus longtemps pour pouvoir passer plus de temps auprès de son proxénète et donc travailler pour lui autant que possible. On retrouve également ce jeune plus souvent la nuit, dans des lieux publics ou toujours dans les mêmes quartiers ;
     
  • connait souvent d’autre victimes, dont elle est inséparable. Les proxénètes d’ados travaillent souvent en réseaux. Par conséquent, différentes victimes se connaissent entre elles. Elles fuguent dès lors régulièrement ensemble et sont souvent retrouvées ensemble. Bon nombre de victimes recrutent aussi elles-mêmes de nouveaux jeunes, sous la contrainte (psychologique) de leur proxénète ;
     
  • se sent seule : un proxénète d’ados met tout en œuvre pour amadouer le jeune et l’isoler de sa famille, de ses amis et de tous contacts sociaux en général. Le proxénète a évidemment davantage d’influence sur l’ado si il/elle se sent seul(e) et a l’impression que son proxénète est la seule personne qui lui reste dans la vie ;
     
  • a souvent un « petit ami » plus âgé : un proxénète d’ados peut se faire passer pour le petit ami de sa victime, pour gagner sa confiance et éventuellement celle de son entourage également. Toutefois, il ne le fait pas systématiquement. Souvent, il arrive aussi que le jeune, une fois tombé dans ce milieu, soit “transmis” de proxénète en proxénète. L’ado change alors régulièrement de « petit ami » ;
     
  • s’isole : une victime de proxénète d’ados va avoir l’impression qu’elle n’a personne qui puisse l’aider. De plus, elle a beaucoup de secrets sur le cœur, qui concernent l’exploitation sexuelle en soi ou toutes les choses qui ont pu se dérouler sous ses yeux. Souvent, une victime ne s’intéresse plus à rien d’autre qu’à son proxénète et à la réalité qui entoure celui-ci. Elle se désintéresse donc souvent complètement de l’école, de ses amis, de sa famille … ;
     
  • sèche souvent les cours : l’école est un environnement de contrôle social, où en plus il faut respecter des règles. Les victimes de proxénètes d’ados se braquent plus souvent que les autres jeunes contre ces règlements et ne veulent subir absolument aucun contrôle social. C’est la raison pour laquelle elles évitent l’école. En outre, le proxénète d’ados veut parfois utiliser sa victime pendant les heures de cours également. Être disponible pour le proxénète devient alors plus important que l’école ;
     
  • consomme souvent de la drogue (et de l’alcool) : un proxénète d’ados peut recourir aux drogues pour accroître la dépendance de sa victime ou la rendre plus docile. Il use également de l’ivresse provoquée par la drogue ou l’alcool afin de « faciliter » les relations sexuelles rémunérées avec des inconnus ;
     
  • a soudain un nouveau cercle d’amis : le proxénète travaille souvent en réseau. D’autres complices sont impliqués dans cette opération criminelle. La victime considère souvent ce réseau comme un groupe d’amis ou même comme « la famille », dont les membres peuvent compter les uns sur les autres. Le proxénète d’ados peut contrôler la victime et maintenir ce contrôle en faisant en sorte qu’elle reste en compagnie de personnes en qui il a confiance ;
     
  • adopte subitement des normes, des convictions divergentes, se comporte et commence même à parler différemment ;
     
  • a tout à coup des effets personnels ou des vêtements dont elle ne peut ou ne veut pas expliquer l’origine : un proxénète peut faire en sorte que sa victime reste docile en lui offrant de l’argent et des cadeaux. De cette manière, il s’assure qu’elle continue à coopérer ou achète son silence. Souvent, il lui procure aussi des vêtements ou d’autres effets que sa victime peut utiliser spécifiquement pour se prostituer ;
     
  • fréquente des lieux inhabituels pour un mineur, de jour comme de nuit. 
En tant que parent, que puis-je faire ?

Puis-je éviter cela ?  

Les proxénètes d’ados n’ont pas un seul type de victime en particulier. Ils visent des jeunes aux situations familiales très diverses. Le contexte dans lequel un jeune peut devenir une cible est donc le résultat d’un concours de circonstances complexe. Par conséquent, il n’existe pas de solution miracle. Toutefois, à en juger par le profil des victimes, il y a un certain nombre de choses auxquelles un parent peut faire attention, de façon préventive :

  • veillez à ce que votre enfant ait une personne de confiance, quelqu’un, de préférence un adulte, chez qui il peut toujours se confier. Pour beaucoup d’enfants, les personnes de confiance sont leurs parents eux-mêmes. Parlez de tout avec votre enfant, de tout ce qu’il vit ou rencontre au quotidien. Créez une atmosphère où vous pouvez parler ensemble non seulement de choses sympas mais aussi de ses difficultés ou de ses bêtises, sans qu’il ait l’impression que vous le jugerez ou punirez immédiatement. Si ce n’est pas évident pour vous et votre enfant de créer un tel lien, veillez à ce qu’il puisse se confier à quelqu’un, sans pour autant que vous ne perdiez vous-même le contact ;
     
  • soyez attentif à l’image que votre enfant a de lui-même. Pendant la puberté, la plupart des jeunes ont des difficultés avec leur image et ce n’est pas forcément un problème. Toutefois restez vigilant par rapport à cela et soutenez votre enfant, afin que son estime de lui ne soit pas trop négative. N’ignorez pas ses émotions, essayez d’adopter son point de vue et commencez la discussion par là. Montrez-lui que vous le comprenez et veillez aussi à mettre ses talents et ses qualités en avant. Cherchez ensemble des moyens de mettre ces points forts à profit et encouragez-le lorsque vous le voyez bien faire quelque chose ;
     
  • parlez avec votre enfant de ce qui fait une bonne relation et de ce que sont des relations sexuelles saines ; 
     
  • ne soyez pas crispés ni trop protecteurs. Éduquer des adolescents n’a rien d’évident. Pour beaucoup de parents, c’est un long parcours semé d’embûches. Élever ses enfants dans une bulle, de peur de les exposer aux influences néfastes du monde extérieur, n’a pas de sens. Donnez à votre enfant l’espace nécessaire pour qu’il se cherche et trouve sa place dans le monde. Veillez à être présent ou qu’une autre personne de confiance le soit pour l’accueillir lorsqu’il a des questions ou des problèmes ; 
     
  • en tant que parent, dites à votre enfant ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. Fixez des limites. Les adolescents cherchent les limites parce qu’ils veulent les outrepasser. Ne transigez pas même si ce n’est pas toujours évident. Si vous ne leur imposez aucune barrière, la première qu’ils franchiront dès qu’ils le pourront sera celle qui est imposée par la loi ; 
     
  • soyez attentifs aux signaux éventuels ;
     
  • renseignez-vous sur la meilleure façon d’aborder avec votre enfant des sujets comme le sexting, le sextortion et le grooming.

 

Que faire si je pense que mon enfant est victime d’un proxénète d’ados ?  

Informez-vous et informez votre enfant !   

  • lisez les informations détaillées que vous trouverez sur ce site et essayez autant que possible de comprendre la situation et la gravité de celle-ci avant d’entamer le dialogue avec votre enfant ; 
     
  • souvent, les victimes ne se rendent pas compte qu’elles ne sont pas les seules à subir ce genre de problèmes et ne peuvent croire qu’il est possible d’y mettre fin. Proposez à votre enfant de lire des documents où il se reconnaîtra, comme la partie de ce site dédiée aux jeunes ; 
     
  • si vous avez l’impression que votre enfant considère le proxénète d’ados comme son « petit ami », essayez de discuter avec lui de ce qu’est une bonne relation. Tâchez de ne pas vous montrer trop moralisateur mais faites-lui quand même comprendre clairement que sa situation actuelle n’est pas celle d’une relation amoureuse saine. Pour ce faire, ce serait également une bonne idée de renvoyer votre enfant vers ce site ;
     
  • essayez de garder votre calme et surtout maintenez le dialogue avec votre enfant.

 

Soutenez votre enfant ! 

  • Il est important que votre enfant ne se sente pas jugé donc montrez-lui à tout instant que vous êtes de son côté et voulez l’aider. Faites-lui sentir que vous êtes là pour lui ;
     
  • lorsque votre enfant essaye de vous parler de sa situation, de ce qu’il a fait, de ses raisons, de ses choix, écoutez-le sans porter de jugement. Pour une victime, accorder sa confiance à quelqu’un représente déjà souvent une étape importante. Si vous avez l’impression que votre enfant n’ose pas se confier à vous, tâchez de réfléchir ensemble à une personne avec qui ce serait possible ;
     
  • veillez à ce que votre enfant ne se sente pas seul dans cette situation. Faites-lui comprendre qu’il peut s’en sortir et que vous pouvez chercher des solutions ensemble. Ne lui promettez pas de solution miracle mais montrez-lui que vous ne baisserez pas les bras, que vous continuerez à chercher et à agir ensemble, ce sera déjà beaucoup ;
     
  • continuez à chercher le dialogue et n’abandonnez jamais, même si votre enfant vous repousse systématiquement. Tâchez de ne pas lui forcer la main. Souvent, les victimes ne veulent pas s’exprimer tout de suite. Pendant une longue période, elles ne s’aperçoivent pas qu’elles sont des victimes et ne semblent pas vouloir mettre fin à cette situation. Ne cessez pas de dire à votre enfant que vous êtes là s’il désire parler et faites-lui savoir que vous ne le laisserez pas tomber, même si dans un premier temps il va probablement tester vos limites pour voir jusqu’où il peut aller ;
     
  • n’imputez jamais la situation à votre enfant, même s’il ne peut ou ne veut pas prendre ses distances avec la personne qui lui fait du mal. Souvent les victimes de proxénètes d’ados ne se considèrent pas comme des victimes et, dès lors, ne considèrent pas non plus leur proxénète comme un tortionnaire ;
     
  • évitez donc à tout prix de créer une atmosphère de « punition », quand bien même votre enfant a eu quelques écarts de conduite ou s’est très mal comporté. Il doit avoir le sentiment d’être en sécurité et surtout qu’il se sentira mieux avec vous qu’avec son proxénète ;
     
  • dès lors que votre enfant vous confie vouloir sortir de ce milieu, votre soutien s’avère essentiel. Il est primordial de lui accorder une période de repos, de sécurité et de rétablissement dans un premier temps. Faites en sorte que l’atmosphère à la maison soit telle que la victime se sente bien et surtout se sente à l’abri. Si ça ne va pas à la maison, cherchez un autre endroit.

 

Agissez !

  • Ne promettez pas à votre enfant que vous ne répéterez son histoire à personne. Si vous avez de sérieuses raisons de penser que votre enfant est victime d’un proxénète d’ados, vous ne pouvez pas simplement garder ça pour vous, il est important que d’autres mesures soient prises. Si un proxénète d’ados fait une victime, il fait presque toujours subir le même sort à d’autres jeunes donc d’autres mineurs sont en danger, que ce soit aujourd’hui ou demain. Veillez bien à ce que votre enfant puisse continuer à vous faire confiance à chaque étape que vous entreprendrez, en lui expliquant bien, ouvertement et en toute transparence, ce que vous allez faire et en quoi c’est important ;
     
  • faites-vous aider. Vous pouvez téléphoner à Child Focus au numéro d’urgence gratuit 116 000 ou envoyer un mail. Vous pourrez nous faire part de vos inquiétudes, dans l’anonymat le plus complet si vous le désirez. Child Focus mettra tout en œuvre pour que l’information parvienne à bon port, pour que la victime reçoive de l’aide et que son tortionnaire soit arrêté. En contactant Child Focus, vous avertissez donc aussi la police indirectement; 
     
  • vous pouvez évidemment toujours contacter vous-même la police. Rendez-vous dans votre bureau de police local. Ils dresseront un procès-verbal de ce que vous leur raconterez et en informeront le parquet, afin de voir comment ce dossier doit ensuite être traité. Rassemblez autant d’informations que possible lorsque vous irez à la police ;
     
  • ne faites pas pression sur votre enfant pour qu’il fasse une déclaration. Les victimes ont souvent peur de leur proxénète ou ressentent un lien émotionnel avec lui pendant encore très longtemps. Il faut comprendre que, dans ce contexte en particulier, il est extrêmement difficile pour la victime d’un proxénète d’ados d’en parler à la police. Pour elle, porter plainte est dès lors tout sauf facile. Restez donc autant que possible aux côtés de votre enfant, offrez-lui votre aide et soutenez-le du mieux que vous le pouvez.