Comment parler des sujets délicats avec vos enfants?

Comment parler des sujets délicats avec vos enfants?

janv. 11 2023

Les enfants écoutent la radio, regardent la télé, lisent des articles dans les journaux ou en ligne, regardent la télévision, … A partir d’un certain âge, il n’est plus possible, ni souhaitable de leur cacher toutes les mauvaises nouvelles. Nous ne pouvons les laisser grandir dans une cage dorée. Ils ont droit à l’information. Mais comment, concrètement, aborder des sujets délicats comme la disparition d’un enfant, les attaques terroristes, … ? Ci-dessous, découvrez des conseils concrets

Tenez d’abord compte de l’âge de votre enfant. Il vaut mieux, dans la mesure du possible, protéger les petits enfants et les enfants d'âge préscolaire et les écarter de ces images et de ce type d’information.

Parlez avec votre enfant

  • Répondez toujours aux questions de votre enfant, mais n’attendez pas qu’il vienne vous interroger. Certains enfants n’osent pas poser ce genre de questions. Pour cette raison, abordez spontanément le sujet en profitant des faits de l’actualité. Par exemple, quand vous regardez ensemble le journal (des enfants) ou quand les enfants voient la une d’un journal ou lit ou entendent des nouvelles en ligne. Vous pouvez également demander spontanément à votre enfant s’ils a entendu quelque chose.
  • Utilisez un langage simple que votre enfant maitrise. Tenez compte de l’âge de votre enfant. Dans la mesure du possible, protéger les petits enfants et les enfants d'âge préscolaire en les écartant tant de ce type d’images que des informations.
  • Soyez attentif.ve non seulement à ses questions, mais observez également son comportement. Les enfants s’expriment parfois autrement : ils deviennent plus silencieux ou justement plus difficiles, ils deviennent peureux ou craintifs, ils font soudainement pipi au lit, …
  • Soyez honnête et ouvert. Ne pensez pas « mon enfant est trop jeune pour comprendre ». Les enfants qui posent des questions sont généralement prêts à entendre la réponse. Si vous fuyez ses questions, votre enfant s’en posera encore plus et s'inquiétera davantage. Osez dire si vous ignorez certaines choses comme les détails de l’enquête.
  • Demandez très concrètement si votre enfant a compris ce qui s’est passé, s’il a des questions et comment il se sent. Si votre enfant ne semble pas vraiment être préoccupé, n’insistez pas, mais dites-lui que vous êtes là pour en parler et pour répondre à ses éventuelles questions. Conseillez à votre enfant d’en parler avec une personne de confiance, un Max.

Ne laissez pas l’anxiété l’envahir

  • Soyez honnête, mais contextualisez les faits afin de rassurer votre enfant. Il existe, en effet, des personnes malintentionnées, mais la majorité des gens sont au contraire prêts à s’entraider. Faites référence à une situation dans laquelle une personne que votre enfant ne connait pas vous a aidé ou a aidé votre enfant : quand votre enfant s’est perdu à la plage, lorsque un automobiliste aimable s’est arrêté alors que vous étiez en panne, quand votre enfant est tombé de son vélo, … Votre enfant ne doit pas avoir peur de demander de l’aide à quelqu’un.
  • Ne cachez pas vos propres sentiments. Votre enfant peut savoir que vous vous sentez triste ou anxieux.se, mais n’exagérez pas et essayez d’abord de maitriser vos propres émotions. Ce n’est pas le rôle de votre enfant de vous consoler ou de vous rassurer. De plus, ne changez pas soudainement votre routine et vos habitudes à cause de l’anxiété.

Adoptez une approche préventive

Apprenez à votre enfant de toujours vous tenir au courant si quelqu’un lui demande de l’accompagner. Expliquez qu’il est important pour vous, en tant que parent, de toujours savoir où se trouve son enfant.

Parler de sujets difficiles avec votre enfant n’est pas facile, mais essayez quand même si vous remarquez qu’il a des questions. Essayez de construire une relation de confiance afin que votre enfant ose en parler avec vous ou avez une personne de confiance, un Max.